Frederic Neyrat L'indemne, Heidegger et la Destruction du Monde Uploaded NitroFlare Rapidgator ul.to RockFile Turbobit

Frederic Neyrat - L'indemne, Heidegger et la Destruction du Monde

Frederic Neyrat - L'indemne, Heidegger et la Destruction du Monde

Une hypothèse traverse cette recherche : la pensée, et plus précisément ici l'ontologie, peut être évaluée à partir de la place qu'elle accorde, ou non, à l'indemne. Par l'indemne, entendons une région de l'être affranchie de tous dommages, de toute atteinte, de toute destruction. C'est contre le domaine d'extension de la destruction, contre la mort, contre le « mal », que cette part bénite de l'être est élevée, construite, assurant ainsi la fonction de ce qu'il nous faudrait nommer un fantasme d'indemnité. Le problème, c'est que ce fantasme ne protège pas contre la destruction réelle ; il peut même, d'une certaine façon, participer à ce processus.

D'allure générale, cette hypothèse prend pour nous une portée singulière une fois rapportée à la situation contemporaine. Une certaine forme de destructivité touche aujourd'hui les formes de vie - sociales, humaines et non-humaines - qui peuplent le monde. Heidegger peut nous permettre d'éclairer les causes de cette destructivité. Non pas d'un point de vue immédiatement économique, social ou politique, mais ontologique. Ce qui, d'abord et avant tout, est atteint, c'est la présence, la forme de la présence - son intensité, sa durée, sa qualité. La présence, dirons-nous, est consommée. Nous suivrons ainsi Michel Haar lorsqu'il traduit le terme de Gestell par celui de « con-sommation », où il nous faut entendre trois significations : fin, utilisation de type économique, et consumation. L'« arraisonnement », pour reprendre une traduction plus convenue du concept de Gestell, n'est autre que la façon dont le Capital s'avance, pour finir, dans la Technique.


Midal, Fabrice - La tendresse du Monde - L'art d'être vulnérable

Midal, Fabrice - La tendresse du monde - L'art d'être vulnérable

Peut-on trouver une forme de sérénité dans un monde qui souffre et où tant d'êtres humains sont sacrifiés ? Comment vivre pieds et poings liés à la dictature de la rentabilité, qui tient pour rien ce qui ne se comptabilise pas, ce qui ne se gère pas ?
Nous avons certes le choix. Nous pouvons nous lancer à corps perdu dans la bataille, et faire alors de la sérénité un à-côté de la vie, un loisir. Jouir de l'instant présent et accumuler les profits, être zen pour être plus efficace. Ou alors nous pouvons ouvrir les portes et les fenêtres de la maison et de notre propre esprit. Être prêt à assumer que le monde est tendre, c'est-à-dire fragile et donc nécessairement poignant.
Si nous acceptons la vulnérabilité de notre être et la tendresse du monde, c'est que nous avons quitté la prison du « moi, moi-même et encore moi » - la recherche du confort et de la sécurité à tout prix que Franz Kafka décrit comme l'enfermement dans un terrier. La vulnérabilité n'est pas aussi effrayante que nous le croyons ; elle est même le socle de toute éthique possible.

Fabrice Midal, né en 1967, a été professeur de philosophie, critique d'art à La Vie, et pendant plus de dix ans chargé de cours en photographie à l'Université Paris VIII ; il est aujourd'hui éditeur (chez Belfond, il dirige la collection L'Esprit d'ouverture dans laquelle il a notamment édité Christopher Hitchens, Richard Precht et Yu Dan ; chez Pocket, la collection Evolution), producteur occasionnel à France-Culture, auteur d'une vingtaine de livres, conférencier et fondateur de l'Ecole Occidentale de Méditation. Parmi ses ouvrages : Et si de l'amour on ne savait rien ? Albin Michel, 2010. La Voie du chevalier, Dépassement de soi, spiritualité et action, Payot, 2009. L'Écoute du ciel, Pygmalion, 2009. Risquer la liberté, vivre dans un monde sans repère, Seuil, 2009. Hommage à l'amitié, Le Pré aux clercs, 2008. En septembre 2012 paraît Auschwitz, l'impossible regard


La Sagesse du Monde - Rémi Brague

La Sagesse du monde - Rémi Brague


Comment imaginer notre existence d'hommes, notre souci du bien, notre présence dans le monde ? Pour explorer ces questions, Rémi Brague propose de retraverser l'histoire de la pensée. Son livre restitue le rapport mouvant de l'homme à l'univers : il en interroge les origines antiques et les sources bibliques, en retrace les inflexions médiévales et en décrit le naufrage à l'époque moderne.Pendant deux mille ans, l'homme s'est vu comme un monde en petit, dressé vers le ciel, fait pour le contempler. Il a cru que la sagesse qu'il cherchait était en phase avec celle qui gouvernait déjà l'univers. L'ordre et la beauté du monde étaient le modèle imposant du bien. Tendre vers la vertu, c'était imiter le ciel. Sur terre, lutter contre le mal, c'était résorber une infime exception au regard de l'immensité du bien. Là-dessus, Platon était en accord avec la Bible. Mais cette image antique de l'être dans le monde, qui survivait encore au Moyen Age, allait s'effacer à l'aube des temps modernes. Elle a fait place à des « visions du monde » où des fragments épars empruntés à l'image ancienne se mêlent à des modèles concurrents autrefois refoulés.Ainsi l'univers a-t-il cessé d'être le précepteur de l'homme. Nous ne savons plus où contempler notre humanité. La sagesse du monde nous est devenue invisible. Il nous faut aujourd'hui la repenser à nouveaux frais.



Le mur de Berlin et la chute du communisme expliqués à ma petite-fille. Marc Ferro

Le mur de Berlin et la chute du communisme expliqués à ma petite-fille. Marc Ferro

Pourquoi le Mur de Berlin est-il tombé en 1989 ? Quelles en furent les conséquences en Europe de l'Est ? Et en URSS ? La chute du mur de Berlin a-t-elle entraîné la fin du communisme ? A-t-elle bouleversé la situation internationale ? Marc Ferro répond à toutes ces questions et bien d'autres sur l'édifice emblématique de la guerre froide, le mur qui a scindé la ville de Berlin pendant près de 40 ans.
Après le succès du XXe siècle expliqué à mon petit-fils, il revient avec clarté et pédagogie sur la fin du communisme en Europe, et les brutales transformations qui continuent de nos jours à agiter l'Est de notre continent. À l'occasion du vingtième anniversaire de la chute du Mur, un ouvrage indispensable pour mesurer l'ampleur de cet événement et de ses conséquences.


Tahiti 1768: Jeunes filles en pleurs - La face cachée des premiers contacts et la naissance du mythe...
Tahiti 1768: Jeunes filles en pleurs - La face cachée des premiers contacts et la naissance du mythe...

Tahiti 1768: Jeunes filles en pleurs - La face cachée des premiers contacts et la naissance du mythe...

Serge Tcherkézoff, "Tahiti 1768: Jeunes filles en pleurs - La face cachée des premiers contacts et la naissance du mythe occidental"
Publisher: Au vent des îles | 2013 | ISBN: 2909790290 | French | EPUB | 536 pages | 3.86 Mb

La "découverte" de Tahiti (1767-69), les récits des voyageurs inventèrent une société où les jeunes femmes auraient eu pour règle de pratiquer "l'amour libre" et même de le faire "en public". Le discours fut un point de vue masculin centré sur l'Europe, dissertant sur les variétés humaines et les couleurs de peau, mais aussi sur la supposée nature universelle des femmes. La vie publique, chez les aristocrates et chez les imprimeurs de Paris et de Londres, fut une course au sensationnel, à coup de rumeurs et de publications fantaisistes. Surtout la réécriture du journal de bord en un récit officiel "offert au roi" a tout brouillé. En retournant aux journaux de bord, on entrevoit la face demeurée cachée de ce que furent les premiers contacts entre les Tahitiens et les Européens. Les "femmes" qui vinrent au devant des visiteurs étaient de très jeunes filles; loin de sourire, elles tremblaient de peur, puis jouaient en pleurant un rôle imposé par les adultes. L'"amour" n'avait rien à faire dans ces scènes. Et les danses présentées n'avaient rien d'érotique. Les récits européens n'ont pas seulement exagéré, ils ont tout déformé. Depuis deux siècles, la vision européenne de la Polynésie "traditionnelle" repose sur une immense méprise.

Ce livre restitue ce qui s'est réellement passé sur les rivages de Tahiti. Il reprend aussi tout le dossier des interprétations concernant les postures et la "nudité" dans la danse polynésienne, ainsi que le malentendu occidental sur la place de la "sexualité" dans la culture. Mais comment a-t-on pu se tromper à ce point ?


Les plantes : Comprendre la diversité du Monde végétal - Jacques Fortin et al
Les plantes : Comprendre la diversité du monde végétal - Jacques Fortin et al

Les plantes : Comprendre la diversité du monde végétal - Jacques Fortin et al

Jacques Fortin et al., "Les plantes : Comprendre la diversité du monde végétal"
French | 2006 | ISBN-10: 2764408390 | 128 pages | PDF | 102 MB

Le monde des plantes est d'une diversité épatante. Après trois milliards d'années d'évolution, on trouve aujourd'hui plus de 380 000 espèces végétales sur notre planète. A l'aide d'illustrations saisissantes, Les Plantes explore le monde fascinant des végétaux. Des algues marines unicellulaires aux plantes à fleurs les plus complexes, découvrez le foisonnement de la vie végétale et trouvez des réponses à d'innombrables questions. Qu'est-ce que la photosynthèse ? Comment se nomment les différentes parties du fruit ? De quelle façon les plantes se reproduisent-elles ? Comment les plantes carnivores piègent-elles leurs proies ?
Combien d'espèces végétales sont aujourd'hui menacées d'extinction ? Destinés à tous les lecteurs curieux, les Guides de la connaissance permettent de jeter un regard éclairé sur des phénomènes complexes et passionnants.


Szendy, Peter - L'Apocalypse cinéma- 2012 et autres fins du Monde

Szendy, Peter - L'Apocalypse cinéma- 2012 et autres fins du monde


L'apocalypse-cinéma, ce n'est pas seulement la fin des temps si souvent donnée à voir, à grand renfort d'effets spéciaux. Le philosophe Peter Szendy avance l'hypothèse que c'est aussi sa propre limite que le cinéma travaille et affronte là : l'apocalypse-cinéma, c'est à la fois, d'un même et terrible coup double, la fin du monde et la fin du film. Circulant entre le cinéma et la philosophie, Steven Spielberg, Lars Von Trier ou Martin Heidegger, empruntant ses exemples à des super productions récentes comme 2012, Le Jour d'après, Watchmen ou Terminator, mais aussi à des films plus singuliers comme Blade Runner, Melancholia, Cloverfield ou L'Armée des douze singes, il montre que ce que ses fans surnomment " apo "n'est pas un simple genre parmi d'autres. Il s'agit pour le cinéma, de s'exposer. Penser la fin du monde, c'est donc toujours aussi porter le cinéma au bord de sa disparition. Au bout du compte, à la fin du décompte, le cinéma rêve de se reconstituer en se perdant. Tel est le propos de ce livre à la fois érudit et passionné, aussi brûlant et actuel que le sujet qu'il aborde.


René Girard - Des choses cachées depuis la fondation du Monde

René Girard - Des choses cachées depuis la fondation du monde

Dans Des choses cachées René Girard aborde pour la première fois le christianisme et la Bible.

Les Evangiles se présentent apparemment comme n'importe quel récit mythique, avec une victime-dieu lynchée par une foule unanime, événement remémoré ensuite par les sectateurs de ce culte par le sacrifice rituel - symbolique celui-là - eucharistique. Le parallèle est parfait sauf sur un point : la victime est innocente. Le récit mythique est construit sur le mensonge de la culpabilité de la victime en tant qu'il est récit de l'événement vu dans la perspective des lyncheurs unanimes. C'est la méconnaissance indispensable à l'efficacité de la violence sacrificielle.

La « bonne nouvelle » évangélique affirme clairement l'innocence de la victime, devenant ainsi, en s'attaquant à la méconnaissance, le germe de la destruction de l'ordre sacrificiel sur lequel repose l'équilibre des sociétés. Déjà l'Ancien Testament montre ce retournement des récits mythiques dans le sens de l'innocence des victimes (Abel, Joseph, Job, Suzanne...) et les Hébreux ont pris conscience de la singularité de leur tradition religieuse. Avec les Evangiles, c'est en toute clarté que sont dévoilées ces « choses cachées depuis la fondation du monde » (Mathieu 13, 35), la fondation de l'ordre du monde sur le meurtre, décrit dans toute sa laideur repoussante dans le récit de la Passion.

La révélation est d'autant plus claire que le texte est un savoir sur le désir et la violence, depuis la métaphore du serpent allumant le désir d'Ève au paradis jusqu'à la force prodigieuse du mimétisme qui entraîne le reniement de Pierre au moment de la Passion. René Girard explicite des expressions bibliques comme « scandale » qui signifie la rivalité mimétique, l'obstacle que constitue le rival, ou Satan qui symbolise le processus mimétique tout entier depuis la rivalité jusqu'à la résolution victimaire fondatrice d'un nouvel ordre. Dans les Evangiles, le Dieu de violence a entièrement disparu. Personne n'échappe à sa responsabilité, l'envieux comme l'envié : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ». Comme l'a dit Simone Weil : « Avant d'être une théorie de Dieu, une théologie, les Evangiles sont une théorie de l'homme, une anthropologie »


Ciel & Espace N°511 - 7 raisons d'ignorer la fin du Monde
Ciel & Espace N°511 - 7 raisons d'ignorer la fin du monde

Ciel & Espace N°511 - 7 raisons d'ignorer la fin du monde

Ciel & Espace N°511 - 7 raisons d'ignorer la fin du monde
French | 100 pages | PDF | 102 MB

Avec Ciel & Espace, voyagez plus loin et découvrez l'astronomie de loisir : les plus belles images de l'Univers, les lieux du tourisme astronomique, les dossiers pour comprendre les mystères du cosmos, conseils pour observer et photographier le ciel.

7 raisons d'ignorer la fin du monde
Au sommaire : 21/12/12, Apollo 17, les trésors d'Andromède, Matteo Ricci, Svetlana Gerasimenko.


La Vibration du Monde


La Vibration du Monde


La Vibration du Monde


Éditeur(s) : Fugues en Bulles 2008 / Kotoji 2011
Auteurs : Thierry Boulanger


La Vibration du Monde


"Certains d'entre Nous oublieront et deviendront des hommes... ...pleurant cette joie simple, et pour toujours enfuie, d'avoir été autrefois des loups. "
Une forêt enneigée ... Et une prophétie ...
Une vibration se propage dans l'air glacé... Un homme, un chasseur, avance dans le blanc de la neige et le froid de l'hiver, couvert d'un gros manteau de fourrure, un fusil à la main. Il traque sa proie, les oiseaux s'envolent, les rongeurs s'échappent en courant aussi vite qu'ils le peuvent pour échapper à ce prédateur bipède. Comment en est-on arrivé là ? Alors que les Hommes ont tout appris des Loups, pourquoi sont-ils devenus ce qu'ils sont aujourd'hui ? La nature peut-elle reprendre le dessus et les Loup prendre leur revanche sur ceux qui les ont exterminé?
Du même auteur, voir aussi Acéré comme la dent du serpent :